Dans le cadre des élections provinciales 2026, le Val-Ouest vous présente des candidats de la circonscription de Daniel-Johnson qui ont bien voulu répondre à notre questionnaire. Voici les réponses du candidat de Québec Solidaire Tony Martel.
1. Parlez-nous brièvement de vous. Qui êtes-vous? Quel est votre bagage professionnel?
Je suis directeur technique chez Nexxfield et conseiller municipal au Canton de Roxton. Mon parcours professionnel touche l’enseignement collégial, l’architecture et la gestion de projets technologiques. Père de deux garçons, je suis établi dans la région depuis plusieurs années.
2. Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer en politique?
J’ai été candidat de Québec solidaire dans Drummond-Bois-Francs en 2022, puis porte-parole QS dans l’ancien comté de Johnson. Comme conseiller municipal, je vois de près les enjeux concrets des gens d’ici — fardeau administratif des agriculteurs, étranglement financier des petites municipalités — et je veux porter cette réalité au provincial. Mon expérience dans le secteur privé est aussi un atout : elle m’aide à comprendre les défis des entreprises du territoire, notamment l’impact des tarifs américains. Daniel-Johnson regroupe des réalités très différentes; mon rôle d’élu actif m’aide à en parler de l’intérieur, pas de l’extérieur.
3. Selon vous, quels sont les principaux enjeux qui touchent la région du Val-Saint-François (dont une partie est située dans votre comté)? Quelle serait votre contribution pour résoudre ces enjeux?
Le secteur Val-7 vient tout juste de rejoindre Daniel-Johnson avec le redécoupage, et j’aborde ça avec humilité — je sais que plusieurs auraient préféré demeurer dans Richmond. Un enjeu qui me touche personnellement : les tarifs américains et leur impact sur des entreprises comme BRP à Valcourt. Par mon travail chez Nexxfield, qui a des activités internationales, je vis directement les effets de ces tarifs — ce n’est pas un dossier théorique pour moi. Autre exemple concret : le gel provincial qui a mis sur la glace le projet de gymnase de l’école primaire de Racine — ça illustre bien l’étranglement budgétaire que vivent les petites municipalités quand Québec recule sur ses engagements. Je veux d’abord écouter les élus et les gens du milieu avant de proposer des solutions toutes faites.
4. Si vous êtes élu, quelle sera votre priorité après les élections?
Réduire le fardeau administratif qui pèse sur les agriculteurs et m’assurer que les municipalités reçoivent un soutien financier proportionnel aux responsabilités qu’on leur transfère.
5. Qu’auriez-vous à dire aux personnes qui sont indécises ou qui décident carrément de ne pas voter?
Je comprends le cynisme — je l’ai moi-même ressenti. Mais s’abstenir, c’est laisser d’autres décider à notre place, souvent ceux qui ont le plus de moyens de se faire entendre. Ce qui me distingue, c’est que je ne demande pas une confiance sur parole : je siège déjà comme élu municipal et comme dirigeant d’entreprise, mes décisions sont publiques et vérifiables. Jugez-moi là-dessus, pas sur mes promesses.





















